Quelques curiosités

La fontaine souterraine est située sous la place Saint-Pierre. Voûtée d’un berceau roman rythmé d’arcs doubleaux, puis d’un berceau brisé, elle a été protégée au cours des siècles en raison de l’élévation du niveau du sol. Elle n’était alors pas souterraine au Moyen Age. Sa longueur a été doublée au XIXe siècle et les accès modifiés. L’eau apparaît bleutée dans le grand puits médiéval en raison de la présence d’une algue microscopique. Le cours d’eau se poursuit tout le long du centre-bourg, en souterrain, jusqu’au Thouet. Une pompe a été installée au siècle dernier sur la place ; ce lieu a été longtemps la principale source d’alimentation en eau de la ville.

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Cette construction particulière protège un cours d’eau qui s’étend depuis une fontaine dite « La Ponne » jusqu’au château de Vernay. Attesté au Moyen Age (mais peut-être plus ancien), l’aqueduc présente une dénivellation de 2 millimètres par mètre sur une longueur de 1400 mètres. Il alimentait en eau potable le château de Vernay (propriété privée). Il est clairement identifié sur le plan cadastral napoléonien. Les canalisations mesurent 37 cm de hauteur, 30 cm de largeur. Les parois sont en briques jointoyées, de même facture que celles utilisées pour la construction de l’hypogée de Louin. Elles reposent sur un lit de mortier. Des pierres taillées recouvrent la construction. On peut apercevoir l’aqueduc, le long du chemin qui mène de « La Ponne » au château de Vernay ; il a été remis au jour par un chantier de jeunes, à l’initiative du Centre Socio-Culturel de l’Airvaudais et du Val du Thouet, entre 2002 et 2005. Une table d’orientation, signalant sa présence et sa position, a été posée par la commune d’Airvault. Il apparaît sur des fiches de randonnées invitant les marcheurs à un détour.

Outre la source qui alimentait le château de Vernay, de nombreuses sources sont présentes sur le territoire airvaudais ; elles ont la particularité d’avoir été aménagées au fil des siècles afin de subvenir aux besoins en eau potable de la population. Le ruisseau Saint-Pierre, a été aménagé et protégé par des maçonneries formant une galerie souterraine (article ci-dessus). C’est le cas également de la Fontaine de Roche-Gouttière.

La commune possède un instrument de musique mécanique exceptionnel : un orgue à cylindres. Il est composé d’un petit clavier manuel de 37 notes et d’un système de lecture des cylindres sur lesquels sont pointés les morceaux de musique. La commune possède actuellement 8 cylindres sur les 12 présents à l’origine. Ils sont l’ancêtre des premiers enregistrements datés du début du XIXe siècle.
L’orgue est issu des ateliers de Mirecourt.
A une date inconnue, il a été transformé : le clavier est alors étendu à 54 notes. Pour gagner de la place, on avait alors supprimé le mécanisme de lecture des cylindres.
Après une première restauration non satisfaisante, il a été restauré par Alain Faye, facteur d’orgue dans les Landes puis réinstallé en décembre 2011 dans l’église. Les Airvaudais peuvent maintenant entendre les airs notés sur les huit cylindres eux aussi entièrement restaurés.

La commune lance un avis de recherche concernant 4 cylindres manquant à cet instrument.
Quatre cylindres numérotés 3, 4, 8 et 9 manquent à l’orgue d’Airvault. On peut y lire les inscriptions suivantes :

  • Messes pour les fêtes annuelles (cylindres 3 et 4)
  • Ouverture du Calife de Bagdad (cylindre 9)
  • Stabat Mater, Prose de la Pentecôte… (cylindre 8).

Certains d’entre eux sont peut-être dans un grenier… Chacun mesure 119 cm (engrenage compris) sur 14 cm de diamètre.
Si quelqu’un en découvre un de cette taille, il est fort probable qu’il appartienne à l’orgue d’Airvault. Les cylindres ne peuvent être joués que sur le mécanisme pourlequel ils ont été conçus. Ils sont donc inutiles sans l’instrument qui leur correspond.

La commune remercie par avance toute personne qui, par le plus grand des hasards, indiquerait être en possession d’un objet semblable à cette description.

Les lavoirs sont courants au XIXe siècle puisque l’eau potable ne provient que de sources, fontaines publiques, puits publics ou privés. L’adduction d’eau arrive tardivement, aux alentours des années 1960. C’est au lavoir que les femmes rincent le linge après l’avoir fait bouillir dans de grandes cuves en pierre ou en terre cuite, appelées « ponnes ».
Les lavoirs sont assez récents : ils sont datés du XIXe siècle. Situés près d’un cours d’eau, leur construction est liée à leur fonction. Leur toit pentu permettait la réception des eaux de pluie qui se déversaient dans un bassin. Une source à côté du lavoir l’alimentait en eau ; une évacuation évitait que le lavoir ne déborde.

Les lavoirs de Soulièvres

Le lavoir du « Gué de Vaux » (Gué de la vallée) date sûrement d’avant 1829 ; il semble être le plus ancien des lavoirs de Soulièvres.
Le lavoir le mieux conservé est celui du Grand Moiré : de plan rectangulaire, couvert ,sur son côté le plus long, d’un toit en appentis, il repose sur un mur de moellon en équerre et des piliers en bois. Une pompe se trouve à proximité. Il a été restauré en 1995.

Elles sont une des composantes de notre paysage et l’on est habitué à les découvrir au détour d’un chemin ou aux abords d’un carrefour, les croix et calvaires font partie de notre environnement et de notre patrimoine. Vous en découvrirez la diversité et la richesse dans ces pages.

Elles sont pour une partie, déjà présentes sur le cadastre napoléonien de 1829, mais certaines ont disparu. Il existait une Croix des Sablières, située route des Patelières, à l’angle de l’ancien chemin se dirigeant vers Moncontour. Elle a été enlevée lors de la construction, à cet endroit, de la ligne de chemin de fer, reliant Airvault à Moncontour (à partir du 7 avril 1884). Il y avait une croix de cimetière du 16e SIECLE, dans l’ancien cimetière, situé à côté de l’église. Elle a disparu lors de la création du nouveau cimetière. Il est intéressant qu’elle ait été mentionnée dans les relevés et dessinée par Arthur Bouneault architecte des Deux Sèvres et archéologue, avant son décès en 1910 : « Croix de cimetière remontant au 16e siècle, sauf le couronnement » (entablement entre le massif et la croix).  « On y accède par trois marches. Le piédestal est formé par un massif cubique allongé, dont l’assise supérieure est légèrement saillante et biseautée à l’avant. Sur ce massif, à l’arrière, se dresse un socle carré dont les arêtes vont en s’abattant, de façon à former un octogone régulier, orné d’une moulure torique qui sert de base à un carré dont les arêtes sont très légèrement abattues. Hauteur totale : 3,60 m. La Croix de La Maison Sacrée, aujourd’hui disparue, était en limite des communes de Saint Jouin et de Borcq et à l’angle de l’ancienne plaine de La Maison Sacrée, aujourd’hui Champ Picault. Une petite croix était placée sur le mur, côté sud, à l’angle de la rue de Gastine et l’impasse du même nom et a été enlevée lors de la construction d’un hangar. Une autre petite croix a été trouvée au lieu-dit La Seigneurie et a été placée sur un mur. Elle peut provenir d’un bâtiment religieux détruit (comme aussi à peu de distance, la chimère replacée dans le mur de l’église).

La quasi-totalité des croix de la commune sont des croix de forme dite templières, identiques à celles du pays loudunais. Elles ont un fût carré biseauté et sont essentiellement en pierre calcaire coquillière, provenant sans doute toutes de la même carrière locale. 

Ce patrimoine des croix est encore important à Borcq. Il a été érigé par des particuliers au bord de leur domaine, en témoignage de leur dévotion ou pour commémorer un événement particulier. Il a besoin d’être préservé pour continuer à témoigner de cette histoire.

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